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De bulle en bulle

Les bulles immobilières en chines ne sont pas anodines. L’éclatement de la dernière bulle avait divisé la croissance économique par deux, relancé l’inflation et fait craindre la fin du rêve économique chinois. Elle avait aussi précipité les marchés des matières premières liées à la construction dans le gouffre. On aurait pu croire que les autorités régulatrices chinoises auraient pris leurs précautions, mais non. En effet au 1er trimestre, la croissance économique Chinoise a accéléré à 6,9%, portée par l’investissements dans l’immobilier et les infrastructures.

Le produit intérieur brut de la deuxième économie mondiale, dévoilé ce lundi par le Bureau national des statistiques (BNS), est porté par les investissements dont une grosse partie dans l’immobilier, nous indique Raymond Yeung. Indépendamment des restrictions, notamment dans les grands centres urbains, les investissements dans ce secteur, qui est pilier de l’économie chinoise et dont la stabilité est cruciale pour le reste de l’économie ont ainsi grimpé de 9,1% au premier trimestre, contre +6,9% sur l’année 2016. De la même manière les investissements dans les infrastructures, eux, se sont envolés de 23,5%. Pour Yeung « Le gouvernement tend à se reposer sur le développement des infrastructures pour soutenir la croissance à plus long terme » et «créer de la demande intérieure ».

Mais il y a une ombre au tableau et pas des moindre ce sursaut est alimenté par une explosion de la dette chinoise, qui dépasse déjà 260% du PIB.

C’est d’autant plus problématique que cette dette provient en grande partie de la « finance de l’ombre ». Une finance non régulée. Pour 1 Yuan d’entêtement régulier, on en compte deux provenant de la finance de l’ombre. En plus d’en dire long sur la qualité du cadre réglementaire chinois, ces pratiques donnent des bases peu solides à cette croissance. « Une partie de cette croissance robuste se poursuivra probablement au deuxième trimestre. Mais au vu de l’accélération du crédit, il faut s’attendre à voir bientôt l’économie s’essouffler à nouveau », affirme Julian Evans-Pritchard.

La croissance chinoise bien que repartie semble à nouveau se positionner sur une bulle. Mais cette fois la bulle n’est pas liée à des institutions régulées, ce qui fait craindre une seconde explosion, peut être pire que la précédente, avec des conséquence sèches sur l’économie mondiale.

 

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